Conséquences du Pacs A.-
Conséquences
du Pacs entre partenaires
Les
partenaires doivent
s'apporter une aide mutuelle et
matérielle. Le contrat de Pacs
peut organiser la
façon dont chacun aidera l'autre, mais il ne peut
pas
annuler ce devoir. Pour les Pacs
enregistrés après le 1r janvier
2007, les partenaires seront tenus de vivre
ensemble (Nouvel article 515-4 al.1). Le
Pacs ne fait pas des partenaires des héritiers l'un de
l'autre.
Pour qu'un partenaire hérite de l'autre il est
nécessaire
qu'un testament ait été établi en sa
faveur. Sa
part de l'héritage dépendra de la quotité
disponible. Pour plus d'informations: Pacs et successions.
Accédez à un modèle gratuit
de testament: cliquez ici.
B.- Conséquences
du Pacs sur les biens des partenaires
Les biens
individuels
acquis avant
l'enregistrement du Pacs demeurent des biens propres; la convention de
Pacs ne peut pas décider d'en faire des biens communs.
Depuis le
1r janvier 2007, la
règle dite de la présomption
d'indivision ne s'appplique
plus aux biens acquis individuellement après
l'enregistrement
du Pacs:
chacun garde la
propriété de ce qu'il acquiert seul (cf. article 515-5 modifié).
Mais la convention de
Pacs
peut prévoir que certains biens acquis
même
individuellement après l'enregistrement de la convention
deviennent des biens indivis, appartenant pour moitié aux
deux partenaires (cf.
nouvel article 515-5-1).
Toutefois, ne
peuvent devenir des biens communs: -
Les sommes d'argent perçues par un partenaire
après la conclusion du Pacs et qui ne sont pas
utilisées pour acheter un bien; -
Les biens créés et leurs accessoires, par
exemple: les
droits d'auteur, la clientèle de profession
libérale, un fonds
de commerce; -
Les biens à caractère personnel; -
Les biens ou portions de biens acquis au moyen de deniers
appartenant à un partenaire avant l'enregistrement de la
convention de Pacs initiale ou modificative aux termes de laquelle le
régime des biens communs a
été choisi ; -
Les biens ou portions de biens acquis au
moyen de sommes d'argent reçues par donation ou
succession ; -
Les portions de biens acquises à titre de vente de tout ou
partie d'un bien dont l'un des partenaires était
propriétaire au sein
d'une indivision successorale ou par suite d'une donation.
L'indivision signifie
qu'il faut l'accord des deux
partenaires pour les actes même de gestion courante dont un
bien indivis fait l'objet. L'indivision a aussi
pour conséquence que l'un des
partenaires
peut à tout moment demander le partage des biens indivis
(art.
815 Code civil). Les
créanciers personnels d'un partenaire peuvent aussi
demander
le partage des biens indivis afin de saisir la part du partenaire
débiteur.
C.- Conséquences
du Pacs sur les dettes
Depuis le 1r janvier
2007, la
solidarité entre partenaires concernant leurs dettes
individuelles ne s'applique plus qu'aux dépenses
effectuées par l'autre pour les besoins de la vie
courante; le nouvel article 515-4 ne fait pas mention des
dépenses relatives au logement; on en conclut que la
solidarité ne s'y applique plus, ce que semble
sous-entendre
le nouvel article 515-5 qui restreint la solidarité aux
seules
dépenses de la vie courante (cf. nouvel
art. 515-4 et nouvel art. 515-5).
Précédemment,
le Conseil
constitutionnel a jugé que la
règle
de la solidarité est d'ordre public, ce qui signifie que
l'on ne peut pas y
déroger par une stipulation contraire dans la convention de
Pacs
(décision
du 9 nov. 1999).
D.-
Avantages fiscaux du Pacs
—
Imposition commune
au titre de l'impôt sur le revenu, de
l'ISF
et des impôts directs ou locaux (taxe d'habitation),
dès
la première année de conclusion du Pacs. — Abattement
de 57.000€ en matière de droit sur les
successions et de donations. — Tarif
spécial en matière de droits sur les
succession
et donations: 40% pour la fraction n'excédant pas
15.000€,
et 50% pour le surplus. La situation des personnes
liées par un Pacs est donc plus avantageuse que
celle des concubins (abattement de
1.500€, taux de 60%).
Pour plus de
détails voir la rubrique Pacs
et impôts.
E.- Conséquences
du Pacs quant au logement
—
En cas
d'abandon de la
résidence
commune par l'un des partenaires, le contrat de bail continue au profit
de l'autre; —
En cas de
décès du partenaire-locataire, le
contrat de
location est transféré au partenaire survivant; — Le
partenaire d'un bailleur est au nombre des
bénéficiaires de la reprise du logement suite au
congé donné par le bailleur au locataire; — Depuis le 1r
janvier 2007: en cas de
décès du partenaire, le
partenaire survivant aura le droit de rester un an dans ce qui
était la résidence commune.
F.-
Conséquences
du Pacs en droit social
— En
droit du travail, les
partenaires ont les mêmes droits
que les
époux (congés
payés, congé de deux jours en cas de
décès du partenaire, etc.); — La
qualité d'ayant droit d'un assuré
est
attribuée au partenaire pour les prestations d'assurance
maladie
et d'assurance maternité; — Les prestations
sociales perçues avant, seront perdues en cas de conclusion
d'un
Pacs (comme en cas de remariage);
G.-
Autres
conséquences du Pacs
—
Il est
fait mention en marge de l'acte de naissance de chaque
partenaire de la déclaration de Pacs, avec
indication de l'identité de l'autre. C'est une
grande nouveauté introduite par la loi du 23 juin 2006; —
Une priorité de mutation des fonctionnaires à
fin de rapprochement est accordée aux partenaires d'un Pacs; —
Pour le capital décès, le partenaire survivant
est
assimilé au conjoint, à défaut de
bénéficiaire prioritaire; —
La conclusion d'un Pacs constitue un élément
d'appréciation des liens personnels en France, concernant
l'entrée et le droit de séjour des
étrangers.
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